WORLD WINE SYMPOSIUM À VILLA D’ESTE

Au mois de novembre, comme d’habitude, a eu lieu la 5ème édition du World Wine Symposium à Villa d’Este ,  Cernobbio sur le lac de Come.

Il s’agit d’un évènement mondial . Le responsable du symposium François Mauss , président du Grand jury Européen , réserve  le magnifique Hôtel Villa d’Este pendant quatre jours, seulement pour les participants .

Le programme comprend des séminaires, des dégustations de vins italiens et étrangers, des stands de dégustation et trois séminaires sur les vins de très haut niveau et à numerus clausus.

Cette  année le programme des séminaires a été une verticale du Château Cheval Blanc, Saint Émilion cuvées 2000, 1994, 1990, 1989, 1982, 1975, 1969 et 1967  outre à la dégustation du Château d’Yquem 1988 offerte par Pierre Lurton. La dégustation a été présentée par Pierre Lurton , directeur général du Château Cheval Blanc et du Château d’Yquem.

La deuxième verticale concernait un vin allemand «  Weingut Egon Müller Scharzhofberg » cuvées 2011, 1990, 1983, 1959, 1971, 1966 e 2005 , maître de cérémonie, le propriétaire du Domaine Egon Müller. Cette dégustation a suscité un très vif intérêt parce que le vin est pratiquement introuvable , en outre,  il est vraiment rare de pouvoir faire une telle verticale .

La troisième verticale a été , comme d’habitude, une double mini verticale du Domaine Romanée-Conti , cuvées 2005, 1999, 1985,et 1979 d’ Échezeaux et de Romanée St Vivant, présentée  par le propriétaire Robert de Villaine qui , à la fin nous a offert un magnifique D.R.C Montrachet  2008.

Je dois dire que souvent dans ce type de dégustation concernant des vins importants , beaucoup de participants se laissent influencer par les domaines et les cuvées et les notes , à mon avis, souvent sont inadéquates et pas très objectives .

Les quatre jours du symposium passent rapidement , et les thèmes des séminaires sont  intéressants et disparates : législation, transport, appellation, économie de marché dans le monde entier.

Les participants arrivent de presque tous les pays , en particulier Chine, Inde, Brésil, les nouveaux marchés internationaux. J’ai rencontré mes amis et collègues du Grand Jury européen ainsi que producteurs de vins français et italiens.

L’organisation est toujours parfaite mais je confesse que ce qui m’intéresse le plus sont les stands de dégustation et les verticales .

Je fais partie d’un petit groupe de passionnés qui aiment pendant les déjeuners et les dîner boire des vins particuliers que chacun porte pour les faire goûter aux amis . Cette année , parmi les vins offerts, j’ai dégusté et bu le Barolo Monfortino 1958 et 1974 ,  vins plaisants et jeunes qui m’ont agréablement surpris.

Nous avons bu différents vins du Domaine de la Romanée- Conti, le bordeaux Graud Larose 1989 , le Sauternes Suduiraut 1989 , différents Barolo de Roberto Voerzio qui a participé au symposium, le toscan Caberlot et tant d’autres. En principe quand je déguste et bois un vin , j’écris mes commentaires tout de suite, mais les vins ont été tellement nombreux et le service si rapide que je n’ai pas eu le  temps de les écrire.

Je tiens à préciser même si je me répète que les verticales permettent de mieux connaître un Domaine et les vins ainsi que leurs caractéristiques olfactives et certains arômes que l’ on retrouve dans toutes les cuvées.

Pour un vin comme le Cheval Blanc, il est assez difficile de trouver des cuvées  comme 1982, 1975 et 1967 ; donc quand l’occasion se présente il faut en profiter.

Même chose pour  les 1971 et 1966 des vins « Egon Müller », deux années absolument incroyables.

Quant au Domaine Romanée-Conti ,nous savons tous très bien comme leurs vins sont rares,  en particulier les années 1989, 1985 et 1979.

Avant de commencer les dégustations, je suis toujours assez tendu  et nerveux mais une fois assis  devant le verre, la tension laisse la place à la concentration , à la curiosité . Je suis tout à fait conscient que ces occasions sont uniques, rares et permettent d’approfondir  mes  connaissances.  Le meilleur moment pour moi est , à la fin, quand je fais le bilan des nouvelles notions et expériences acquises ; il me tarde d’être à l’année suivante. Pendant les repas, à part les vins qui sont portés par les convives, nous avons le plaisir de boire d’excellents vins nationaux et internationaux  offerts par les domaines et sélectionnés par François Mauss. Cette année j’ai particulièrement apprécié  l’Argentiera Bolgheri AOCG  2009, un vin très fruité , que je connaissais déjà, avec des tanins soyeux , plaisant.

En ce qui concerne les tanins, il est nécessaire que je précise que je les perçois sur la gencive supérieure. L’intensité totale des tanins est 6/6 et correspond à toute la largeur de la gencive, si les tanins sont moins intenses , ils seront de 5/6 et ainsi de suite. La qualité des tanins est, elle aussi, fondamentale. Plus les tanins sont intenses,plus le vin mérite attention mais la qualité est très importante.

Maintenant je vais vous faire part de mes notes de dégustation sur les trois verticales, précisant que , en ce qui concerne le Château Cheval Blanc, j’ai préféré, dans l’ordre, le 2000 ensuite le 1967 et enfin le 1975. Pour les vins « Egon Müller » le 1971 ensuite le 1966 et le 1990. Du Domaine Romanée-Conti, j’ai beaucoup aimé l’Échezeaux 1999 cuvée très importante pour cette maison et le Romanée St Vivant présenté dans un jéroboam.

Je commence par  le Château Cheval Blanc qui utilise dans ses assemblages  le  Cabernet Franc et le Merlot. Le pourcentage   varie suivant les années.

CHÂTEAU   CHEVAL   BLANC   2000

Couleur rouge rubis reflets pourpres.

Nez typé de notes intenses  fumé , eucalyptus et naphtaline. Il évolue ensuite vers des arômes de peau à peine  tannée, menthe, poivre noir, noix muscade, dragée, prune, cassis, légères senteurs de grillé, cerise, mûre, léger  caoutchouc, chocolat et pour terminer des effluves de foin.

La prise en bouche  est enthousiasmante pour la sapidité et la minéralité et pour les saveurs fruitées de prune, mûre et cassis. Vin parfaitement équilibré , alcool en retrait sur l’acidité et les tanins. Ceux-ci sont doux, soyeux et assez intenses (5/6). Structure moyenne. Très longue  persistance aromatique   avec finale de mûre, prune et cassis et fin de bouche fumé ( charbon de bois).

J’ai été  particulièrement impressionné par les tanins soyeux de ce vin .

98/100

CHÂTEAU   CHEVAL   BLANC   1994

Robe rouge rubis

Il laisse s’échapper des notes végétales qui dominent les notes fruitées, mettant ainsi en évidence une présence majeure de Cabernet Franc . En évolution des arômes de poivre noir et d’intenses nuances de noix muscade, ensuite de peau pendant la phase finale du tannage, prune, légers clous de girofle et pour terminer la mûre.

Équilibré en bouche , sapide, l’acidité domine l’alcool. Les tannins sont doux, pas très intenses (4/6), veloutés à l’ouverture pour donner ensuite une légère  sensation d’assèchement sur la gencive supérieure. Corps moyen, long en bouche avec finale qui rappelle les mûres  à mi- maturité

Le nez de ce vin n’est pas particulièrement riche , avec des notes épicées plus évidentes que dans les autres années. Rappelons que le 1994 a été une année   pluvieuse, par conséquence la maturité des raisins a été partielle et non excellente. Malgré tout , le vin est assez plaisant et sans aucun doute  équilibré.

90/100

 

CHÂTEAU   CHEVAL   BLANC   1990

Paré d’une robe rouge rubis et reflets grenat.

Nez riche et varié avec des arômes de feuille, intense le foin, cerise légèrement confite, menthe, intenses senteurs d’eucalyptus, sachet de thé humide, jute, noix muscade, figue sèche, légers effluves d’olive noire, réglisse, amidon pour le repassage et pour terminer des notes intenses d’anis étoilé.

Bouche en harmonie avec le nez, les fruits sont très mûrs , en effet on perçoit la cerise légèrement confite.

Bon équilibre , l’acidité domine l’équilibre gustatif. Les tanins sont doux, veloutés et assez intenses (4/6++) Structure moyenne, longue  mais pas très longue persistance avec finale de  cerise légèrement confite.

D’un point de vue climatique, l’année a connu  des journées de chaleur extrême et c’est peut- être pour cette raison que les fruits sont très mûrs .On sent un Merlot beaucoup plus présent  par rapport au Cabernet Franc.

92/100

 

CHÂTEAU   CHEVAL   BLANC   1989

Rouge rubis et reflets grenat

Il offre un éventail de notes sucrées de cerise , en évolution de peinture à l’huile, légères notes végétales , cerise confite ( moins que celle de 1990), camphre, terre, léger poivre noir, noix muscade, mûre, menthe avec une légère sensation de réglisse et pour terminer des effluves d’origan.

Plaisante sapidité et minéralité en bouche. Vin équilibré grâce aussi aux tanins qui sont sucrés, veloutés et assez intenses (5/6–). Corps moyen, à peine suffisant. Bonne persistance aromatique mais pas très longue avec finale de cerise confite.

Je trouve que le 1990 et le 1989 ont des arômes de fruits très mûrs . Les tanins sont veloutés mais pas soyeux comme ceux du 2000.

91/100

CHÂTEAU   CHEVAL   BLANC   1982

Robe rouge grenat

C’est un savant et séduisant  mélange d’arômes typés de café froid, pruneau , foin, chlorophylle, menthe, eucalyptus, léger cerise, intense dragée, légères et fraîches notes végétales ( typiques du Cabernet Franc), cuir vieilli et pour terminer souffles d’anis étoilé.

Équilibré en bouche , acidité et tanins dominent l’alcool. Les tanins sont doux, soyeux et assez intenses (5/6-). Longue persistance avec finale de pruneau.

Vin très plaisant , bouche supérieure au nez, les tanins soyeux et élégants rappellent ceux du 2000.

94/100

CHÂTEAU   CHEVAL   BLANC   1975

Rouge grenat avec fin disque orangé.

Le nez développe des notes intenses végétales ( typiques du Cabernet Franc), en évolution de dragée, terre, peau à la fin de la phase de tannage, naphtaline, menthe, eucalyptus, tomate en conserve et pour terminer de plaisants arômes fruités  de prune et cassis.

Suave, friand, caractérisé par des saveurs de prune, mûre et cassis

Vin sapide, minéral, structure moyenne, parfaitement équilibré, l’alcool est en retrait sur l’acidité et les tannins qui sont doux, veloutés et assez intenses (5/6-). Belle longueur de bouche avec finale d’olive noire.

Vin superbe qui vieillit très bien et a encore un fort potentiel de  garde. Les tanins sont veloutés et non soyeux comme ceux du 2000 et du 1982.

95/100

CHÂTEAU   CHEVAL   BLANC  1969

Couleur rouge grenat clair

Le premier nez n’est pas enthousiasmant parce que il n’est pas net et je perçois des arômes qui évoque la peau tannée ( pendant la phase de tannage ) et l’encre.

Le parcours olfactif se poursuit avec des notes végétales (typiques du Cabernet Franc), menthe, eucalyptus, abondante cerise confite, poivre noir, noix muscade et pour terminer des nuances de cuir vieilli.

Harmonieux en bouche, friand marqué par des saveurs de prune et cerise confite pour ensuite donner une légère sensation d’amertume. Acidité très dominante.

Les tanins sont doux, soyeux et assez intenses (5/6)

Corps moyen, longue persistance avec finale de cerise confite et olive noire en fin de bouche.

Vin plus agréable en bouche qu’au nez.

89/100

 

CHÂTEAU   CHEVAL   BLANC   1967

Rouge grenat reflets orangés

Attaque captivante de notes sucrées, en évolution d’arômes de café froid, feuille, jute, cassis, menthe, eucalyptus, poivre noir, noix muscade, réglisse, pruneau sec, foin, chlorophylle ( la plus intense de toute la verticale), mûre et pour terminer des touches de conserve de tomate.

Bouche séduisante , acidité abondante qui domine l’alcool.

Structure moyenne, l’attaque en bouche est ample pour ensuite se resserrer. Les tanins sont doux, veloutés et leur intensité est presque totale (6/6–)

Vin sapide, minéral, long en bouche avec finale de foin et jute.

Vin de grande envergure, cette cuvée a été une révélation pour moi.

Les tanins sont veloutés mais pas soyeux , les plus intenses de toute la verticale.

96/100

CHÂTEAU   D’YQUEM  1988

(Cépage : 80% Sémillon  20% Sauvignon)

Jolie couleur jaune ambre clair

Les arômes intenses se portent sur le safran, caramel, abricot sec, camomille, datte sèche, abondant bonbon au caramel mou, iode, confiture d’orange amère, coque d’amande, peinture à l’huile et pour terminer des notes de beurre fondu.

Bouche dense, sucrée mais pas trop doucereuse, équilibrée, la généreuse acidité domine l’alcool . Structure étoffée. Belle longueur de bouche, finale d’abricot sec, safran , caramel brûlé et confiture d’orange amère qui compensent le moelleux.

Le 1988 est un peu moins structuré que le 1990.

Joli vin , généreuse présence du safran soit au nez qu’en bouche.

Moins onctueux au palais  que le 1990 mais plus moelleux.

94/100

Passons maintenant aux vins du domaine allemand Weingut Egon Müller Scharzhofberger et à ses riesling de la Moselle .

WEINGUT   EGON   MÜLLER 

SCHARZHOFBERGER    KABINETT 2011

Robe jaune paille, reflets gris-vert

Gamme aromatique séduisante portant sur des arômes d’hydrocarbure et plus précisément de kérosène, intenses de menthe, poivre blanc, intenses notes d’épisperme ( peau fine du marron bouilli), eucalyptus, iode, amidon de coton, généreux céleri frais, fenouil frais, cuir frais, touches de vanille et pour terminer notes florales intenses de jasmin.

L’attaque en bouche est plaisante, le vin est moelleux, sapide, minéral avec des saveurs de citron et de céleri frais. Harmonieux, acidité et sapidité dominent l’alcool. Corps moyen.

Belle longueur de bouche et généreuse finale de céleri frais.

93/100

WEINGUT   EGON   MÜLLER

SCHARZHOFBERGER   KABINETT   1990

Couleur jaune paille , reflets gris-vert

Le nez développe des arômes de sucette à la menthe, intenses de poivre blanc, cuir frais, écorce d’orange pourrie ( arôme typique du bois de qualité), iode, léger de fleur d’oranger et pour terminer cirage pour chaussures.

Il enrobe la bouche de fraîcheur, sapidité et minéralité. Intenses saveurs de jus de citron, bonbon au citron et touches de truffe blanche. Les lèvres sont salées.

Vin équilibré, l’alcool est totalement en retrait par rapport à l’acidité.

Corps moyen, supérieur au 2011, long en bouche , finale de citron.

On a l’impression que ce vin est plus jeune, il porte très bien ses 23 ans.

94/100

WEINGUT  EGON   MÜLLER

SCHARZHOFBERGER   SPÄTLESE   1983

Éblouissant jaune paille.

Nez typé d’arômes tertiaires que j’ai identifié comme intense peinture à l’huile à peine posée, généreuse essence de térébenthine, menthe, croûte de fromage de brebis à demi affiné, fraîche note végétale de cyclamen, gaz méthane et pour terminer des effluves de benzène

Fluide, sapide et minéral en bouche  avec des saveurs de  citron,  cédrat et  pamplemousse.

Généreuse acidité qui domine l’alcool .

Structure moyenne, belle persistance , finale citrine et fin de bouche de barbe à papa.

Ce vin m’a suscité une certaine perplexité pour sa gamme aromatique un peu atypique par rapport aux autres années de la verticale. À mon avis la bouche est supérieur au nez.

90/100

WEINGUT   EGON   MÜLLER

SCHARZOHFBERGER    AUSLESE   1959

Paré d’une robe jaune paille et légers reflets dorés

Savant mélange d’arômes de peinture à l’huile pas fraîche, légers de citron, pin sylvestre , menthe, barbe à papa, gaz méthane, boisé ( odeur du chai avec des vieux tonneaux).

Délicat au palais, le corps est en dessous de la moyenne, saveurs de bonbon au citron et à la mandarine. Bon équilibre , l’acidité domine l’alcool.

Long en bouche et finale de mandarine.

Joli vin même si la structure est un peu faible.

92/100

WEINGUT   EGON   MÜLLER

SCHARZHOFBERGER   AUSLESE   1971

Couleur jaune paille , reflets cuivrés et verdâtres

Un plaisant éventail d’arômes d’abricot sec, menthe, iode, confiture d’orange, beurre fondu, pierre à fusil et pour terminer senteurs de miel.

L’attaque en bouche est agréablement surprenante et inoubliable , intense, onctueuse, caractérisée par des saveurs d’abricot sec et confiture d’orange amère qui atténue la note sucrée.

Une généreuse et inattendue sapidité et minéralité.

Vin équilibré, acidité/ alcool/ sapidité en parfaite harmonie. Belle longueur de bouche avec finale de citron et abricot pas tout à fait sec, partiellement acerbe. Au palais les notes sucrées ne sont pas excessives et la sapidité et la minéralité sont bien présentes. Vin encore jeune.

Excellent vin, le meilleur de la dégustation .

98/100

WEINGUT   EGON   MÜLLER

SCHARZHOFBERGER  FEINSTE  AUSLESE  EISWEIN  1966

Robe dorée

Nez net et riche caractérisé par des arômes de sel, iode, léger épisperme ( peau fine du marron bouilli), sciure de bois, peinture à l’huile, menthe, eucalyptus, beurre fondu, légers d’écorce d’orange pourrie, terre , truffe noire et pour terminer  senteurs de cèpe sec.

Il ravit le palais par sa saveur beurrée, l’intense sapidité et minéralité, l’abricot sec partiellement acerbe, la note citrine ( qui rappelle le jus de citron vendu dans des bouteilles en plastique en forme de citron). Vin équilibré, alcool en retrait sur l’acidité et la sapidité.

Structure moyenne, long en bouche avec finale d’abricot sec et confiture d’orange amère.

Vin qui a un bon équilibre, une généreuse sapidité mais n’a pas l’intense minéralité du 1971.

Vin de grande classe.

96/100

WEINGUT   EGON   MÜLLER

SCHARZHOFBERGER   TROCKENBEERENAUSLESE   2005

Robe jaune paille

Un écrin d’arômes de poivre blanc, citron, tige de cyclamen cassée ( pour l’acidité), menthe, bonbon au citron, intenses notes de céleri frais, miel et pour terminer des touches de kérosène.

Très sucré au gout avec des saveurs de miel, confiture d’orange et citron qui atténue légèrement le moelleux. Vin sapide doté d’une structure moyenne, bien équilibré grâce à sa généreuse fraîcheur..

Très longue persistance avec finale de citron et miel.

À mon avis le nez est supérieur à la bouche , en effet je l’ai trouvé un peu trop doucereux.

Une confiture d’orange amère plus présente aurait certainement atténué le moelleux.

92/100

Passons maintenant à la Bourgogne, berceau , pour les vins rouges , du Pinot Noir  et plus précisément au Domaine Romanée-Conti.

DOMAINE   DE  LA  ROMANÉE- CONTI

ÉCHEZEAUX        2005

Couleur rouge rubis et reflets pourpre

Beaucoup d’arômes s’entremêlent, peau, menthe, eucalyptus, tige de cyclamen cassée ( pour l’acidité), poivre noir, noix muscade, groseille, jute, cerise griotte et pour terminer des notes de tiroir des médicaments.

Il ravit le palais par son parfait équilibre gustatif, l’alcool, la fraîcheur et les tanins étant en parfaite harmonie. La première gorgée est caractérisée par la prune et la sapidité. Les tanins sont doux, veloutés et assez intenses (4/6++)

Corps moyen, belle longueur de bouche avec finale boisé, sucré d’épisperme ( peau fine du marron bouilli).

91/100

 

DOMAINE  DE  LA  ROMANÉE – CONTI

ROMANÉE – ST. VIVANT     2005

Superbe rouge rubis et reflets pourpre

Un nez éblouissant, une myriade d’arômes  parmi lesquels émergent  menthe, eucalyptus, intenses de café froid , épisperme, poivre noir, noix muscade, légers clous de girofle et truffe noire, peinture à l’huile, dragée, terre et pour terminer des notes fruitées de prune.

En bouche on perçoit soit une plaisante sensation fruitée que la sapidité.

Vin équilibré grâce à la sapidité et aux tanins qui sont doux, assez intenses (5/6+)à l’attaque veloutés pour à la fin donner une légère sensation de sècheresse.

Moyennement structuré, long en bouche , finale de prune et épisperme.

Ce vin est le plus épicé de toute la verticale.

93/100

 

DOMAINE  DE  LA  ROMANÉE – CONTI

ÉCHEZEAUX      1999

Paré d’une robe rouge rubis et reflets pourpre clair

Le nez donne tout de suite de grandes émotions par la multiplicité de ses arômes. Le premier est la groseille, en évolution menthe, intenses de terre, truffe noire , poivre noir, noix muscade, intenses de jute, conserve de tomate, prune, foin, amidon pour le repassage, intenses de paille et pour terminer quelques notes de figue blanche sèche.

À la dégustation on note immédiatement une bonne structure et les plaisantes saveurs de prune et jute, ainsi que la sapidité.

Bien équilibré, alcool en retrait sur l’acidité et les tanins qui sont doux, assez épais et intenses (5/6)

Belle longueur de bouche avec finale boisé d’épisperme ( peau fine du marron bouilli) et jute.

Vin de grande envergure , le plus structuré de tous les vins de cette double verticale.

94/100

 

DOMAINE  DE  LA  ROMANÉE – CONTI

ROMANÉE – ST VIVANT   1999

Couleur rouge rubis et reflets pourpre.

Le nez développe des arômes de peinture a tempera, menthe, eucalyptus, légers de peau tannée, prune, cerise et pour terminer des sensations de citronnelle.

En bouche on perçoit le café et la prune.

Vin bien équilibré, l’acidité domine l’équilibre gustatif.

Les tanins sont doux, épais et assez larges (5/6-).Structure moyenne . Long en bouche avec finale fruitée de prune et  groseille pas tout à fait mûre.

92/100

 

DOMAINE  ROMANÉE – CONTI

ÉCHEZEAUX    1985

Robe  rouge grenat et légers reflets orangés.

Une riche palette   d’arômes de menthe, eucalyptus, truffe noire, racine de réglisse, dragée, poivre noir, noix muscade, épisperme ( note sucrée boisé qui rappelle la peau fine du marron bouilli) et pour terminer des senteurs de paille.

Sapide et minéral en bouche

Vin équilibré, acidité/ alcool/tanins en parfaite harmonie. Les tanins sont doux, veloutés et pas très larges (4/6)

Structure pas très étoffée.

Belle persistance aromatique et finale sucrée, boisé d’épisperme.

92/100

 

DOMAINE  DE  LA  ROMANÉE – CONTI

ROMANÉE  ST VIVANT   1985

Couleur rouge grenat

C’est un plaisant mélange d’arômes de groseille mûre, en évolution de menthe, très légers datte sèche, poivre noir, terre, jute,  bonbon à la groseille, peinture à l’huile, paille et pour terminer des touches de noix muscade.

Les tanins doux, assez larges ( 5/6-) et soyeux enrobent la bouche.

Vin bien équilibré , l’acidité et les tanins sont au premier plan.

Corps moyen, belle longueur de bouche avec finale de terre, jute et paille.

J’ai apprécié la plaisante acidité de ce vin.

93/100

 

DOMAINE  DE  LEA  ROMANÉE – CONTI

ÉCHEZEAUX     1979

Rouge grenat clair et nuance tuilée

Nez qui se caractérise par des arômes de menthe, poivre noir, café, intenses de jute, apprêt ( amidon spray pour le repassage), eucalyptus, tomate sèche, peinture à l’huile et pour terminer des notes d’olive noire.
La bouche séduit par des notes de truffe noire, réglisse et la sapidité.

Vin parfaitement équilibré, l’acidité et les tanins sont en relief sur l’alcool. Les tanins sont doux, soyeux et bien présents(5/6 ++). Corps moyen mais très long en bouche avec finale de réglisse.

93/100

 

DOMAINE  DE  LA  ROMANÉE – CONTI

ROMANÉE – ST VIVANT   1979

(présenté dans un jéroboam)

Rouge grenat clair nuance tuilée

Des arômes séduisants qui évoquent le poivre noir, noix muscade, boisé sucré d’épisperme ( la peau fine du marron bouilli), menthe, coque  d’amande, groseille, jute, tige de cyclamen cassée ( pour l’acidité), légers olive noire et pour terminer de plaisantes notes de truffe noire.

La prise en bouche est caractérisée par la généreuse sapidité et la truffe noire.

Vin parfaitement équilibré, l’alcool est en retrait par rapport à l’acidité et aux tanins qui sont doux, soyeux et assez intenses (5/6).

Belle persistance aromatique avec finale de terre, boisé sucré d’épisperme , déjà perçu à l’analyse olfactive.

94/100

 

DOMAINE  DE  LA  ROMANÉE – CONTI

MONTRACHET  2008

Couleur jaune or brillant

Un nez un peu timide, réduit mais qui petit à petit révèle des arômes très intenses qui évoquent le pop corn, en évolution poivre blanc, menthe, ananas, iode et pierre à fusil.

Ce vin affiche une structure moyenne, élégante, un peu féminine . Sapidité et minéralité le caractérisent ainsi qu’une plaisante saveur d’ananas.

Parfaite harmonie entre les différents éléments , la fraîcheur domine l’alcool.

Belle persistance aromatique  avec finale de tige de cyclamen cassée ( pour l’acidité) et fin de bouche de pierre à fusil.

Bien que le nez soit encore un peu fermé, j’ai préféré le nez à la bouche. À mon avis, ce vin , aurait besoin d’un peu plus de structure. C’est certainement un vin très jeune.

95/100

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